La cuisine de Fabien Ferdinand au restaurant Chazal à Serre Chevalier

La cuisine de Fabien Ferdinand au restaurant Chazal à Serre Chevalier

Il fut un temps où, après une longue journée de ski, on se contentait d’une soupe fumante dans un chalet sommaire. Aujourd’hui, les sommets des Hautes-Alpes racontent une autre histoire. Là-haut, entre Serre Chevalier et le Monêtier-les-Bains, l’assiette monte en altitude, en finesse comme en exigence. Le contraste est saisissant : entre les refuges rustiques d’autrefois et les tables qui s’affirment comme des destinations à part entière, la montagne a gagné en saveur. Et parmi elles, une adresse impose sa signature : La Table du Chazal.

Il fut un temps où, après une longue journée de ski, on se contentait d’une soupe fumante dans un chalet sommaire. Aujourd’hui, les sommets des Hautes-Alpes racontent une autre histoire. Là-haut, entre Serre Chevalier et le Monêtier-les-Bains, l’assiette monte en altitude, en finesse comme en exigence. Le contraste est saisissant : entre les refuges rustiques d’autrefois et les tables qui s’affirment comme des destinations à part entière, la montagne a gagné en saveur. Et parmi elles, une adresse impose sa signature : La Table du Chazal.

La Table du Chazal : un refuge gastronomique au Monêtier-les-Bains

L'héritage de Fabien Ferdinand

Derrière chaque plat de La Table du Chazal, il y a une histoire de retour aux sources. Celle de Fabien Ferdinand, chef local formé dans les cuisines prestigieuses d’Hélène Darroze et de Pierre Gagnaire. Un parcours d’excellence, marqué par la discipline des étoilés, qu’il ramène ici, dans son village des Hautes-Alpes. Ce n’est pas une simple reconversion : c’est une revanche du terroir. Dans cette ancienne bergerie des Guibertes, il installe une cuisine où la mémoire des lieux rencontre la modernité du geste. Le résultat ? Une carte qui respire l’authenticité, sans jamais sacrifier à la technique.

Une cuisine de terroir revisitée

Le menu en plusieurs services est une ode aux produits d’ici, soigneusement choisis. On y retrouve la truite rose de Châteauroux-les-Alpes, élevée en eau claire, sublimée par une cuisson précise. Le safran bio de Saint-Chaffrey, rare et parfumé, apporte sa touche dorée à certaines préparations. Ici, pas de trompe-l’œil ni de fioritures inutiles : chaque ingrédient a son rôle, son origine, son histoire. Pour une pause culinaire d'exception entre deux descentes, faire une réservation au restaurant chazal à serre chevalier reste une expérience incontournable.

L'ambiance feutrée d'une ancienne bergerie

La salle voûtée en pierre donne tout son charme à ce lieu. Les murs épais, les poutres apparentes, la lumière tamisée : tout évoque le confort alpin, sans tomber dans la caricature. On se sent bien, comme chez soi - mais un chez-soi où chaque détail a été pensé. Le service est attentif, jamais distant. C’est l’endroit parfait pour un déjeuner gastronomique après avoir quitté les pistes ou profité des Grands Bains du Monêtier. L’atmosphère, feutrée et chaleureuse, fait la différence quand on cherche une halte gourmande loin du tumulte des grandes stations.

Le circuit court au cœur de l'assiette alpine

La cuisine de Fabien Ferdinand au restaurant Chazal à Serre Chevalier

Sourcing local et saisonnalité

À La Table du Chazal, le mot d’ordre est clair : le produit prime. Fabien Ferdinand travaille directement avec des éleveurs, maraîchers et fromagers des environs. Chaque semaine, il fait le tour des petites exploitations des Hautes-Alpes, à la recherche de la meilleure laitue d’altitude ou du fromage le plus crémeux. Le fait maison s’applique à tout, de l’amuse-bouche au dessert. Même le pain, sorti du four peu avant le service, est cuit sur place. Cette quête d’authenticité, c’est ce qui fait la différence quand on parle de gastronomie d’altitude.

Le menu unique : une signature audacieuse

Contrairement à d’autres tables, Chazal ne propose pas de carte à la carte. Le menu est unique, composé de plusieurs services, et change selon les arrivages. Cette approche, aussi adoptée par des établissements comme Le 16’âme ou Le Stabatio, permet une grande liberté créative au chef. Elle évite aussi le gaspillage, souvent un défi en montagne où les livraisons sont limitées. Chaque visite devient une surprise, une découverte. Et pour le voyageur, c’est une immersion totale dans la vision du chef - rien de moins.

Accords mets et vins des Hautes-Alpes

La carte des vins, souvent méconnue, mérite une attention particulière. Plutôt que de miser sur des grands crus parisiens, Chazal privilégie les cépages locaux et les domaines alpins. Le blanc de Frontignan, le rouge de Valgaudemar ou le rosé d’Embrun : ces vins de montagne, plus fins et minéraux, s’accordent magnifiquement avec les plats revisités. Le sommelier saura vous guider vers des associations originales, loin des clichés de la simple fondue arrosée d’un vin blanc ordinaire. Une découverte sensorielle à part entière.

Organiser sa halte gourmande à Serre Chevalier

Anticiper sa réservation en haute saison

Les tables d’exception, à Serre Chevalier, ne se réservent pas la veille. Pour Chazal, comme pour Le Grand Hôtel ou Le Monêtier, mieux vaut bloquer sa date plusieurs jours à l’avance - voire des semaines en pleine période scolaire. Les amateurs de gastronomie affluent, et les couverts sont limités, surtout dans les salles voûtées aux dimensions intimes. Une règle simple : plus vous attendez, plus vous risquez la déception.

Budget et fourchettes de prix

Le rapport qualité-prix est excellent pour une cuisine de ce niveau. Les menus à Chazal varient selon la saison, mais on observe des fourchettes entre 35 € et 66 €, selon le nombre de services. Le déjeuner est souvent plus accessible que le dîner. Comparé à d’autres expériences gastronomiques en station, l’investissement est justifié par la qualité des produits, la technique du chef et l’authenticité du cadre. Ce n’est pas une simple pause repas : c’est un moment à part, qui s’inscrit dans le souvenir du séjour.

🍽️ Type d'expérience💰 Fourchette de prix🏔️ Ambiance
Gastronomique (Le Chazal)35 à 66 €Intime, feutrée, raffinée
Chic (Les Planches)50 à 80 €Élégante, moderne, lumineuse
Traditionnel (Le Loup Blanc)25 à 45 €Conviviale, chaleureuse, montagnarde

Les questions clés

Quelle est l'erreur à éviter lors d'un déjeuner gastronomique en station ?

Arriver pressé ou encombré par ses chaussures de ski. Les déjeuners à Chazal ou ailleurs demandent du temps : entre les services, le service et l’ambiance, mieux vaut prévoir une demi-journée. Et pensez à laisser votre équipement au local - on savoure mieux quand on est léger.

Existe-t-il une alternative pour un dîner plus décontracté mais de qualité ?

Oui, des adresses comme Le Loup Blanc offrent une cuisine traditionnelle maîtrisée : raclette, fondue ou diots, avec des produits locaux. C’est plus convivial, tout en restant gourmand. Parfait pour varier les plaisirs sans quitter la station.

Comment la gastronomie de Serre Chevalier évolue-t-elle face au climat ?

Les chefs s’adaptent : menus plus légers en été, plus de plantes sauvages d’altitude, et anticipation des saisons plus courtes. La montagne change, et la cuisine aussi - en intégrant davantage de légumes d’altitude et de techniques de conservation.

Peut-on acheter les produits goûtés au restaurant pour les ramener ?

Directement au restaurant, ce n’est pas toujours possible. En revanche, les marchés de Briançon ou les coopératives laitières locales permettent de retrouver fromages, miel ou safran. Une belle façon de prolonger l’expérience à la maison.

É
Éléanore
Voir tous les articles Tourisme →